lundi 19 novembre 2018

E-COURS les BASES de la gyn-écologie-holistique

wild women et wild men !
Je vous annonce une très bonne nouvelle !
naissance du premier E-COURS de gyn-écologie holistique
© :
« les bases de la gyn-écologie holistique »
sur le site Rites de Femmes
Pourquoi ?
Cela fait des années que ce sujet brûle en moi. J’ai toujours été abasourdie par l’évidence qu’un fossé nous sépare de notre corps féminin.
Alors après chaque stage, après chaque conférence, à travers les questions des lectrices (et des lecteurs), en accompagnant des bouts de chemins de vie de femmes…  je me suis posé et reposé ces questions : qu’est-ce qui nous manque, comme bases, pour que nous nous sentions vraiment chez nous dans nos organes féminins ? Pour ne plus nous sentir si impuissante à comprendre ce qui s’y passe ? Pour ne plus être si facilement influencée par l’avis du médecin, du gynéco, de l’obstétricien ? Pour grandir, mûrir, vieillir dans une entente sereine et complice avec notre sexe, avec notre matrice, avec notre ventre ?
 Il y a là un vide de transmission qui nous rend étrangères à ces espaces charnels pourtant si intimes. Et dans ce vide c’est engouffrée la technologie médicale !
(mieux comprendre les racines de cette situation dans mon article nos racines de Sorcières)
Je tiens à préciser que je n’ai rien contre la médecine. Simplement la technologie médicale n’a pas à prendre toute la place dans la relation de la femme à son sexe, à son utérus, à son corps !
C’est pourtant bien ce qui se passe, et la cause est qu’il manque un chaînon. Ce chaînon c’est : connaître les bases de notre physiologie féminine,  affûter notre bon-sens  et  récupérer notre entière légitimité et capacité à prendre notre corps en main.
Ce qui veut aussi dire être capable de solliciter l’aide de la médecine quand c’est nécessaire, tout en restant souveraine de notre corps, de notre sexualité et de nos choix !

Je suis un maillon de la chaîne
Vous le sentez peut-être en me lisant, je me situe dans la droite file du mouvement SELF-HELP.
Un mot sur ce mouvement si vous ne le connaissez pas : il est né aux Etats-Unis entre les années 70 et 80. Self-help signifie auto-soin. Ce sont des femmes qui se sont regroupées pour découvrir et apprendre ensemble le fonctionnement de leur corps. A travers ces rencontres elles délivrent aussi la parole autour des thèmes chargés de tabous ou de déni qui touchent aux expériences propres au sexe féminin, comme l’avortement, l’accouchement, les règles, et plus largement, elles identifient comment les  valeurs patriarcales agissent dans la médecine, au travail, dans l’empire publicitaire et la société en générale pour formater un monde qui maintient la femme en situation d’aliénation.
Ensemble les femmes apprennent à reconnaître leurs expériences et leurs compétences à ressentir, comprendre et s’occuper d’elles, de leur bien-être global qui inclus la santé, l’autonomie, l’auto-gestion de leur sexualité. Et, par exemple, dans les groupes Self-Help les femmes pratiquent l’auto-observation de leur vulve et du col de l’utérus, en apprenant à utiliser un spéculum et une lampe de poche !
Ici en Europe, Rina Nissim est une grande figure de ce mouvement.

En chemin vers nos fondements
Pendant des années j’ai donc trié les connaissances que je transmets dans mes différents thèmes de stage depuis vingt ans. Je les ai évaluée une à une, et peu à peu s’est dessiné la trame d’un cours centré sur les aspects fondamentaux du ventre féminin.
J’ai donné ce cours en présentiel à plusieurs groupes de femmes sur quelques années en le modifiant à chaque nouvelle cession pour me rapprocher toujours plus des bases. C’est un sacré travail d’élaguer, d’élaguer encore, de chercher ce qu’il y a avant, de fouiller pour trouver les racines… Il y a quelque chose d’austère dans ce processus. Ca ressemble un peu à l’hiver. Je crois d’ailleurs que j’ai dû ressembler moi-même à l’hiver durant toute cette période ! Mais j’en retire beaucoup aujourd’hui, notamment la sensation d’une très grande force intérieure. Cette expérience me conforte dans mes convictions. Travailler sur notre ventre, notre matrice, notre bassin, c’est consolider nos racines, à tous les niveaux de notre être !

Une forme adaptée à nos vies de femmes modernes
Lors des stages sur ces bases, à chaque fois, j’étais confrontée à des difficultés liées au temps : nos vies de femmes modernes sont remplies à bloc, et ce d’autant plus pour celles qui sont mères et qui travaillent. J’ai raccourci la durée des stages, mais du coup les journées étaient trop denses. Les femmes arrivaient avec une dose incroyable de fatigue et  je sentais que le groupe avait besoin de beaucoup plus de temps pour « digérer » ces informations. J’ai commencé alors à envisager de changer de support, à passer au cours en ligne pour permettre à chacune de découvrir dans le confort de son chez-soi puis d’intégrer à son rythme.
J’en étais là de mes réflexions quand j’ai reçu un e-mail de Marion Valadier me proposant de réaliser et de produire une formation en ligne à partir d’un de mes cours ! Inutile de vous dire que j’ai répondu un grand OUI de suite ! J’avais exactement le cours qu’il fallait mettre en ligne !

Une artiste à la caméra
Marion avait déjà filmé plusieurs fois mon travail en stage, pour nourrir ses propres recherches autour d’un documentaire qu’elle mène depuis plusieurs années « Rites de femmes » (comme le nom qu’elle a donné au site qui porte les E-COURS). Vous l’avez peut-être déjà rencontrée avec sa caméra en bandoulière dans des festivals du féminin ? Ou vous avez peut-être vu passer ses films sur les réseaux sociaux ?
Si vous l’avez croisée, vous n’avez sans doute pas oublié la joie qu’elle rayonne !
Moi j’avais été particulièrement touchée par sa présence lorsqu’elle nous filmait en stage. Je sentais son regard d’artiste embrasser et magnifier les instants que nous partagions.
Dès nos premiers rendez-vous de travail sur le projet, Marion a posé bien clairement son choix de réaliser quelque chose de beau et d’inspirant, autant que d’utile. Comme je l’avais déjà vu travailler avec sa caméra, j’ai bien saisi vers quel type de projet nous allions, un projet ou la profondeur et la sensibilité se côtoient, un projet ou la beauté nue et simple d’un brin d’herbe aurait toute sa place. Et ça, ça me plaît !

Un travail en équipe
Nous ne sommes pas seules, en réalité il y a toute une équipe, car il en faut des compétences et des mains pour réaliser un tel projet !
Plusieurs personnes aident Marion au montage des vidéos, Un artiste modeleur 3D est à la réalisation d’une image de l’intérieur du bassin, une graphiste reprend tous mes documents, mes schémas d’anatomie, mes fiches, un musicien a composé des bandes sons…
Je vous les présenterai tous très bientôt !
Je vous invite maintenant à vous rendre sur le site Rites de Femmes pour lire les articles, découvrir les différentes rubriques et of course la rubrique du premier E-COURS "les bases de la gyn-écologie holistique" !

Pour l’heure, je vous laisse avec ces photos, quelques captures sauvages d’instants de préparation et de tournage !

A bientôt !
Marie






















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